Les jeunes NEET en France : chiffres, causes et solutions pour l’insertion – DYS-POSITIF
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Les jeunes NEET en France : chiffres, causes et solutions pour l’insertion

En France, près de 12,5 % des jeunes sont aujourd’hui considérés comme NEET, c’est-à-dire ni en emploi, ni en études, ni en formation. Ce phénomène lié au décrochage scolaire et aux difficultés d’insertion professionnelle concerne des milliers de jeunes chaque année.

Dans l’article précédent de notre blog, consacré à la journée de l’Éducation, nous évoquions, entre autres, le décrochage scolaire.

Aujourd’hui, de nombreux jeunes se retrouvent dans une situation fragile, loin des parcours scolaires et professionnels classiques. On les appelle les NEETNot in Education, Employment or Training, c’est-à-dire « ni en emploi, ni en études, ni en formation ».

Derrière cet acronyme se cachent des réalités humaines complexes, souvent méconnues du grand public.

1-NEET : de quoi parle-t-on exactement ?

Aujourd’hui, de nombreux jeunes se retrouvent dans une situation fragile, loin des parcours scolaires et professionnels classiques. On les appelle les NEETNot in Education, Employment or Training, c’est-à-dire « ni en emploi, ni en études, ni en formation ».

Les NEET sont donc les jeunes « ni en emploi, ni en études, ni en formation », indicateur aujourd’hui très suivi par l’OCDE, l’OIT et l’Insee.

Cette classification est apparue au Royaume-Uni à la fin des années 1990 et son usage s’est répandu.

La catégorie NEET inclut les chômeurs (personnes sans emploi et à la recherche d’un emploi), ainsi que les personnes inactives (sans emploi et ne recherchant pas d’emploi). Au Royaume-Uni, cette classification concerne les personnes âgées de 16 à 24 ans. Au Japon, elle concerne les personnes âgées de 15 à 34 ans qui ne sont ni employées, ni employées à domicile , ni inscrites dans un établissement scolaire ou une formation professionnelle , et qui ne recherchent pas d’emploi.

2- Pourquoi parler des NEET ?

Même si les chiffres sont en baisse, en France, ce sont encore 12,5 % des jeunes entre 15 et 29 ans qui sont NEET donc qui ne sont ni scolarisés, ni salariés, ni inscrits dans un dispositif de formation.

Les jeunes NEET en France représentent donc un enjeu majeur pour l’emploi, l’éducation et la cohésion sociale.

3- Qui sont les jeunes NEET en France ?

Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas d’un groupe homogène. On y retrouve :

  • Des jeunes ayant quitté l’école précocement : l’insertion professionnelle des jeunes sans diplôme reste un défi important.
  • Des diplômés en difficulté d’insertion
  • Des personnes issues de milieux défavorisés
  • Des jeunes confrontés à des problèmes de santé ou familiaux

45 % des jeunes NEET sont au chômage au sens du Bureau international du travail (BIT), ce qui signifie qu’ils cherchent activement un emploi mais n’en trouvent pas.

24 % sont dans le halo du chômage, c’est-à-dire qu’ils souhaitent travailler mais ne sont soit pas disponibles immédiatement, soit ne font pas d’efforts actifs de recherche.

31 % déclarent ne pas vouloir travailler pour le moment : il s’agit d’inactifs hors halo, qui ne sont ni en emploi, ni en formation, et ne cherchent pas de travail.

Ces catégories reflètent la diversité des situations vécues par les jeunes NEET en France : certains sont clairement en recherche d’emploi, d’autres sont temporairement hors du marché du travail pour diverses raisons (études interrompues, obligations familiales, santé, etc.), et d’autres encore ne souhaitent pas travailler immédiatement.

4- Mieux comprendre ce que vivent ces jeunes

Du malaise scolaire au décrochage, puis à la situation de NEET : bien souvent, les jeunes évoquent l’envie de « faire quelque chose de concret », l’ennui en classe et l’impression de perdre leur temps, mais aussi de nombreuses émotions négatives (angoisse, regret d’avoir quitté l’école, sentiment de ne pas avoir été soutenus).

            “« J’avais quitté le système scolaire à 17 ans. Je voulais travailler, mais sans diplôme, personne ne me donnait une chance. J’ai commencé à me former en ligne seul… ce n’est pas simple, mais ça m’a aidé à retrouver confiance. » Karim, 22 ans.

Plus d’un NEET sur deux regrettent de ne pas avoir poursuivi d’études, ce regret est encore plus fort chez les jeunes femmes.

5- Les conséquences sur les jeunes

Être NEET ne se limite pas à l’absence d’activité professionnelle ou scolaire. Cela peut provoquer :

  • Isolement social

« Après mon BTS, j’ai cherché un emploi pendant plus d’un an. J’ai envoyé des dizaines de candidatures sans jamais être rappelé. Entre-temps, mes amis ont trouvé des postes ou poursuivi des études. Je me suis senti très isolé. » Camille, 24 ans, en situation de NEET.

  • Précarité financière
  • Baisse de l’estime de soi
  • Difficultés à se projeter dans l’avenir

Sans accompagnement adapté, ces effets peuvent perdurer et engendrer des conséquences durables sur leur vie d’adulte.

6- Des pistes pour agir

  • Améliorer l’orientation et le soutien scolaire

Un accompagnement plus personnalisé dès le collège et le lycée peut aider les jeunes à trouver des parcours qui correspondent à leurs forces et intérêts.

Chez Dys-positif, nous avons à cœur de proposer des accompagnements (soutien scolaire, stages de réussite et ateliers apprendre à apprendre) sur mesure pour accompagner les apprenants vers leur(s) réussite(s). Nous avons également mis en ligne une formation à destination des familles, des enseignants et des professionnels de l’accompagnement sur l’orientation des DYS : cette formation propose un premier volet sur les différents parcours possibles et un deuxième volet sur la méthode IKIGAI pour initier les enfants à une réflexion sur leur raison d’être, leurs talents, leurs envies et leurs besoins.

  • Développer des dispositifs d’insertion

Des programmes comme la Garantie jeunes, l’Accompagnement intensif des jeunes ou d’autres initiatives locales permettent d’offrir un soutien concret (formations, stages, mentorat).

  • Valoriser les compétences alternatives

Il est important de reconnaître les compétences acquises hors des filières classiques (autodidaxie, expériences personnelles, projets bénévoles). Cela peut aider les jeunes à valoriser leur potentiel auprès des employeurs ou dans des formations.


Les jeunes NEET en France représentent un défi social significatif, mais aussi une source de talents inexploités. En comprenant leurs parcours, leurs obstacles et leurs aspirations, la société peut mettre en place des réponses plus justes et efficaces. N’oubliez pas que des parcours de décrochage peuvent se transformer en jolies réussites !!

Pour aller plus loin :

Pour approfondir le sujet, vous pouvez consulter ces ressources trouvées sur internet :

Et sur notre site : Accompagner l’orientation des enfants avec TND : une formation en deux volets pour tracer un chemin clair et motivant

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