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Annette MEUNIER RIVET – Facilitante Davis

Facilitante Davis - Troubles DYS - BECHERESSE

Présentation :

Professeur de philosophie, j’ai longuement recherché des moyens d’aider mes élèves et de comprendre l’origine de leurs difficultés à l’écrit, car elles ne relevaient pas seulement de ma discipline abstraite. Je me suis formée en 2006 à l’Entretien d’Explicitation (Association du Grex2), qui m’a ouvert des horizons nouveaux sur les différentes façons de penser des individus. Mais c’est dès 2010 que j’ai commencé à comprendre vraiment ce qui se jouait dans la pensée d’une personne dyslexique, le pouvoir de son imagination et les déformations de la perception qui pouvaient en découler. En rencontrant l’expérience de Ron Davis, sa façon d’expliciter la dyslexie, et ses propositions pour aider à corriger ses difficultés, en mettant en pratique sa méthode, j’ai compris que j’avais trouvé ce que je cherchais. Mon enseignement s’en est trouvé profondément modifié. Et j’ai pu enfin offrir une aide efficace à mes élèves, et puis aux personnes, de tous âges, rencontrant des troubles des apprentissages. J’ai choisi de poursuivre ma formation chez Davis pour aider également les autistes. C’est finalement la première fois que j’ai eu le sentiment d’apprendre vraiment quelque chose sur le rapport que nous avons à l’apprentissage !


Expériences :

Le tout premier enfant qui m’a été confié, dyspraxique et dyslexique, était en décrochage scolaire à 12 ans. Il ne voulait plus de l’école. Après lui avoir donné le moyen de corriger sa perception, il a immédiatement corrigé de lui-même son positionnement corporel et ne se heurtait plus aux objets. Il a repris l’école, passé ses classes tout à fait correctement, et se trouve aujourd’hui en terminale.
J’ai travaillé avec beaucoup d’élèves, en appoint des cours, et je pourrais en évoquer beaucoup qui se sont transformés en récupérant leur potentiel : Ch., jeune fille dyslexique, qui peinait en seconde à environ 7/20 de moyenne générale au premier trimestre, passée à 13/20 au second, a eu les félicitations en première, son bac, et qui poursuit des études de psychologie, et qui est heureuse.
M., jeune homme dyspraxique, confié à la fin de la seconde, il n’était pas prévu qu’il ait son bac car il était trop en difficulté, « trop lent »… et puis nous avons travaillé avec la méthode, une fois par semaine, pendant son année de première, et puis il a eu son bac… »vous pouvez pas savoir comment ça m’a changé la vie » m’a-t-il confié.
H., jeune adolescent dysorthographique, qui peinait fortement sur les lettres, et qui s’est exclamé après une rude semaine de travail : « on va inviter Annette, ça va être pratique ! » car j’allais pouvoir l’aider à expliquer comment il fonctionnait à un parent…en réalité il y est arrivé tout seul, et ce gamin de 12 ans qui était triste est devenu joyeux.
Le projet de T., jeune garçon de 7 ans et demi, était d’apprendre à lire : il savait recopier des textes entiers mais il ne pouvait pas les lire, il restait comme muet devant le texte qu’il avait lui-même écrit. Dès le quatrième jour de travail avec lui, il commence à lire des mots, ce qui est écrit en sous-titre à la télé, sur un jouet, la marque d’une voiture…quand je lui demande le cinquième jour si quelque chose a changé pour lui avec notre travail, il me répond : « j’ai appris à lire »…
Y., jeune fille très en colère, elle ne pouvait pas développer son écrit. Elle a souffert durant toute sa scolarité. Nous avons fait l’alphabet selon la méthode de Davis. Cela lui a pris des heures pour arriver à faire correctement ses lettres en pâte à modeler (environ 10 heures). Elle a littéralement découvert ces lettres. Comme le H qui n’existait pas parce qu’on ne le prononce pas. Et puis, rien qu’avec cela, elle a commencé à écrire, à développer, et puis elle a eu son bac, et poursuit ses études, et continue seule avec la méthode.
Trop de cas à citer mais toujours une constante : les enfants, les plus jeunes comme les plus âgés, mais les adultes aussi, découvrent comment ils fonctionnent, comment les difficultés qu’ils ont rencontrées n’étaient pas dues à une tare, à un manque d’intelligence ou à une mauvaise volonté de leur part, ou encore qu’ils n’étaient pas « fous » comme ils l’ont pensé parfois, trop souvent à mon sens. Ils retrouvent une estime d’eux-mêmes, et trouve un accès à leur potentiel véritable. Et ce potentiel, quand on travaille avec lui, est considérable. Oui, c’est un don, car il est d’une richesse parfois époustouflante. Mais tellement riche qu’il peut avoir du mal à se maîtriser. Or dès que la personne retrouve la maîtrise de son potentiel, c’est une nouvelle existence qui commence.


Informations complémentaires :

Par expérience personnelle, j’ai pu constater que le programme de correction de la dyslexie est extrêmement rigoureux, et précis dans la procédure qu’il propose. Son efficacité est redoutable si et seulement si la personne qui demande un tel programme va jusqu’au bout de ce qu’il préconise : maîtrise des symboles et des mots déclencheurs de confusion. Il ne faut pas s’y méprendre avec l’outil de la pâte à modeler, c’est un vrai travail de fond, fondateur et du coup créateur.


Coordonnées :
Nom: Annette MEUNIER RIVET
Adresse: Le Petit Moulin, 16250 BECHERESSE
Email: dysateliers@gmail.com
Numéro de téléphone: 0643744134