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PAP ou PPS : quel dispositif d’accompagnement choisir ?

Depuis la mise en place de la loi « handicap » de 2005, plusieurs dispositifs ont émergé pour proposer aux enfants DYS un parcours scolaire aménagé. Parmi eux figurent le PAP (Plan d’Accompagnement Personnalisé) et le PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation) : la principale différence entre ces deux options se situe au niveau du diagnostic et l’appréhension des troubles. Présentation.

La direction générale de l’enseignement scolaire [Dgesco]
Source : https://eduscol.education.fr/1214/mettre-en-oeuvre-un-plan-d-accompagnement-personnalise

Le PPS, des partenariats en synergie

Pour un enfant mineur, reconnu en situation de handicap par la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH), il faut faire une demande auprès de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées). Élaboré par une Équipe Pluridisciplinaire d’Évaluation (EPE), le PPS définit alors précisément les besoins de l’enfant, notamment au niveau du matériel pédagogique, de l’accompagnement et de l’aménagement des enseignements.

Ensuite, le PPS est transmis aux parents et au directeur de l’école de l’enfant qui est responsable de sa mise en œuvre. Une fois le document validé, la MDPH désigne un enseignant référant, qui veille à son suivi et sert de lien permanent avec l’EPE pour la mise à jour du dispositif, chaque année.

Au-delà de l’aménagement scolaire proposé, le PPS couvre un spectre plus large en envisageant des mesures de compensation du handicap (aides humaines comme AESH, aides aux parents, rééducations…). Il implique la tenue de réunions entre les parents, les enseignants et les professionnels.

Le PAP pour les enfants en difficultés scolaires

Conçu pour les élèves du premier et du second degré, le PAP s’adresse aux enfants connaissant des difficultés scolaires durables, expliquées par des troubles de l’apprentissage. Cela peut se traduire dans le langage (Dysphasie), la lecture (dyslexie), l’écriture (dyspraxie)…

Saviez-vous que ce dispositif a été créé à la demande des associations de parents d’enfants dyslexiques, relayée par la Fédération Française des DYS ? À l’origine, ces parents soulignaient l’inutilité du passage en MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) pour établir un PPS qui ne préconisait aucune mesure de compensation du handicap et se limitait à des aménagements pédagogiques.

Annoncé par la loi Peillon de juillet 2013 et créé par la circulaire 2015-016 du 22 janvier 2015, le PAP est placé sous la responsabilité du directeur de l’établissement, après l’avis du médecin scolaire et révisé chaque année. Contrairement au PPS, c’est un dispositif interne à l’école. Il peut être mis en place par les enseignants ou à la demande des parents, mais nécessite impérativement l’accord des deux parties pour fonctionner.

En résumé, le PAP semble particulièrement adapté pour les enfants DYS en difficultés scolaires, mais ne souffrant pas (ou peu) des conséquences de leurs troubles dans la vie quotidienne. Pour les autres, il est préconisé de demander un PPS qui offre de solides garanties de prise en charge et surtout, de rééducation. Dans tous les cas, le recours à l’un n’exclut pas l’utilisation de l’autre : en effet, de nombreux enfants DYS peuvent commencer par un PAP, avant de déclencher un PPS…

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