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Les troubles DYS, un atout pour l’entreprise

Constamment assimilés à des difficultés ou à un mauvais fonctionnement, les troubles DYS témoignent surtout d’un cerveau qui marche différemment. Pour les plus de 7 millions de personnes concernées selon la Fédération française des DYS, ces « obstacles » – souvent douloureusement vécus à l’école – peuvent devenir une force en entreprise. En effet, cette singularité dans l’appréhension de l’espace et du temps fait évoluer les mentalités et beaucoup de sociétés s’adaptent pour mieux les accueillir

Les personnes souffrant de troubles DYS ne sont pas un obstacle en entreprise, au contraire !
Source : https://www.pexels.com/fr-fr/photo/photo-de-personnes-assises-a-cote-d-une-table-en-bois-3182762/

L’atypisme des troubles DYS

En fonction de la nature de leur trouble (dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, dyspraxie ou dysphasie), les personnes concernées éprouvent des difficultés à lire, orthographier, parler, calculer, s’orienter dans l’espace… Plus généralement, la compréhension d’une consigne ou le simple fait de réaliser plusieurs tâches en même temps peut réclamer beaucoup d’efforts.

Judy Singer, psychologie et sociologue australienne, parle de neurodiversité et de profils neuroatypiques. Elle préfère souligner l’atypisme plutôt que les difficultés des troubles DYS. Or, en entreprise, cette singularité attire, car elle traduit une façon de penser différente, souvent accompagnée de facultés hors du commun.

Comme en témoigne cette étude canadienne de 2005 qui a démontré que les personnes dyslexiques étaient en mesure de traiter entre 1500 et 4000 images par seconde, lorsque la majorité de la population n’en traitait que 150. Cette appréhension multidimensionnelle explique pourquoi les dyslexiques deviennent souvent architectes ou ingénieurs.

Les entreprises, de plus en plus séduites par ces profils

Aux États-Unis, la NASA ne cache pas son intérêt pour les Dyslexiques, capables de résoudre des problèmes et de percevoir l’espace en trois dimensions. Sans compter leur capacité de travail, leur ténacité, leur créativité et leur qualité de chef d’équipe…

En France, les mentalités évoluent et les entreprises, à travers leur mission handicap, mettent en place des outils adaptés visant à compenser le trouble du salarié. À l’image de BNP Paribas. Pour soutenir les collaborateurs dyslexiques ou dysorthographiques dans leurs échanges écrits avec les clients, elle utilise des logiciels de correction performants. La banque s’appuie aussi sur d’autres outils pour couvrir d’autres troubles DYS, comme la retranscription automatique, après une dictée orale ou la lecture facilitée d’un texte écrit.

Une écoute des handicaps invisibles qui progresse

Face à ces handicaps invisibles, de plus en plus de sociétés sensibilisent leurs équipes pour permettre de les aborder sans tabou. Or, libérer la parole est déjà une étape importante. « La question reste complexe, mais la situation s’améliore. Un nombre croissant d’entreprises, grands groupes comme PME, s’activent pour lever les freins qui entravent les salariés concernés », souligneArnaud de Broca, président du Collectif handicaps[1].

Déjà, certaines entreprises font évoluer leur politique de recrutement pour mieux les intégrer, n’hésitant pas à s’appuyer sur des associations dédiées à la pathologie. D’autres choisissent de s’ouvrir au travail temporaire, moins engageant pour le chercheur d’emploi et l’employeur, mais qui n’en reste pas moins un pas en avant vers les personnes atteintes, entre autres, de troubles DYS.

Sources : https://www.maddyness.com/2021/10/08/troubles-dys-handicap-entreprise/ + https://www.20minutes.fr/production/2590527-20190903-troubles-dys-entreprises-adaptent-grace-nouveaux-outils


[1] Citation : https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/03/29/ces-entreprises-qui-regardent-les-handicaps-invisibles-en-face_6119591_3234.html

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