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Comment détecter un enfant zèbre ou précoce ?

Jeanne Siaud-Facchin a été la première à qualifier de « zèbre » les enfants intellectuellement précoces (EIP) : pour cette psychologue, chacun est, comme l’animal, « difficilement apprivoisable, [il] se fond dans le décor tout en s’y distinguant par ses rayures propres à chaque individu ».[1] En France, il serait environ 370 000 élèves à haut potentiel (c’est-à-dire, avec un Quotient Intellectuel supérieur ou égal à 130). Mais, comment savoir si votre enfant est concerné par cette qualification ?

Comment reconnaître un enfant zèbre ? Voici quelques indices et caractéristiques d’un enfant à haut potentiel.

Quelles sont les caractéristiques d’un enfant précoce ?

Si chaque enfant zèbre est différent, des indices ou appétences spécifiques peuvent vous mettre sur la voie d’une certaine précocité :

  • La lecture : un EIP apprend — souvent bien avant l’âge — à lire et dévore les dictionnaires comme les encyclopédies. S’il ne parle pas forcément plus tôt que les autres, le langage ne passe pas par l’étape du « parler-bébé » : il est très vite élaboré, avec un vocabulaire riche puisé de leur écoute des adultes.
  • Les apprentissages : au-delà du fait qu’un enfant zèbre apprend et comprend vite, il a aussi une mémoire d’éléphant. Mais, comme il déteste les répétitions et la routine, il s’avère peu scolaire et ne supporte pas les échecs comme les difficultés.
  • La curiosité : insatiable, un enfant précoce s’intéresse à tout, même si ce n’est pas de son âge (la mort, l’origine de la vie, l’espace…), demandant « pourquoi » à chaque seconde et réclamant une réponse précise.
  • La solitude : percevant parfaitement sa différence, un enfant zèbre s’intègre mal dans un groupe, mais il peut jouer un rôle pour s’y faire accepter, rendant le diagnostic de son haut potentiel plus difficile.

Autres traits de personnalité identifiés, l’hypersensibilité, le perfectionnisme, une distraction perpétuelle, un humour très second degré, un esprit critique vif ou encore une grande créativité dans le domaine de la musique ou des arts plastiques notamment.

Comment le diagnostic du haut potentiel est-il posé ?

En cas de suspicion de précocité, le mieux est de faire passer à votre enfant un test de QI auprès d’un psychologue ou un pédopsychiatre. En fonction de l’âge de l’enfant, il s’agit du :

  • WPPSI-R, pour les enfants de 2 ans et 11 mois jusqu’à 7 ans et 3 mois ;
  • WISC V, pour les enfants de 6 à 16 ans et 9 mois ;
  • WAIS III, pour les enfants à partir de 16 ans.

Ces fameux tests de Weschler détermineront si le QI est supérieur ou égal à 130 et si l’on peut, le cas échéant, parler d’enfant zèbre. Une fois établi, ce diagnostic permet de mieux les comprendre et les accompagner. En effet, avec leur pensée en arborescence (et non linéaire comme les autres), ils vont constamment chercher la subtilité dans chaque interrogation, même les plus simples. Or, ce fonctionnement atypique, comme l’ennui à l’école, peuvent être à l’origine d’un décrochage scolaire

[1] Citation : https://www.20minutes.fr/societe/2003547-20170127-surdoue-comment-parents-peuvent-reperer-aider-enfant-zebre

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