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5 idées reçues sur l’autisme

Aujourd’hui encore, l’autisme est victime d’une ignorance globale : de nombreuses idées reçues circulent, forgées dans l’hypothèse ou les réflexions personnelles. Pourtant, ce handicap fait désormais l’objet de recherches, qui nous permettent d’en savoir plus et de lever ces fausses affirmations. Voici une sélection de 5 idées reçues sur l’autisme, piochée parmi de nombreuses autres…

Quelques idées reçues autour de l’autisme

Idée reçue n°1 : « L’autisme est un prétexte aux caprices »

L’éducation des parents d’enfants autistes est souvent jugée trop laxiste. Ils laissent leur enfant « tout faire », cédant ainsi à leurs moindres caprices. Pourtant, ces comportements turbulents peuvent naître d’un simple changement dans leurs habitudes ou leur routine, mais aussi d’une surcharge sensorielle (lumière, sons, parfum…) ou d’un petit imprévu. Les autistes peinent à comprendre leur environnement : les cris, les pleurs, l’énervement ou le repli sur soi, sont souvent leur uniquement moyen de traduire leur mal-être face à cette situation inhabituelle. Dans ces cas-là, il a besoin d’encouragements pour apprendre à progressivement surmonter ces difficultés.

Idée reçue n°2 : « Un autiste est insensible, sans émotion »

Ce n’est pas parce que les autistes ont du mal à identifier leurs propres émotions et celles des autres, qu’ils n’ont pas d’empathie ou pas d’émotion. Au contraire, elles peuvent même être très puissantes. Un individu non-autiste ressent physiquement la colère monter dans corps, le nœud dans le ventre face à la peur ou encore à l’envie irrépressible de rire. L’autiste ne maîtrise pas ce savoir, mais ce n’est pas parce qu’il ne sait, ni quand, ni comment exprimer ses sentiments, qu’il n’en a pas…

Idée reçue n°3 : « Un autiste ne communique pas »

Il existe une multitude de profils d’autistes (on parle de Troubles du Spectre Autistique – TSA) qui abordent la communication de manière très variée : certains accèdent au langage, quand d’autres se réfugient dans des voies alternatives (échange d’images, signes, outils numériques…). Parmi ceux qui parviennent à échanger à l’oral, certains le font avec difficulté, d’autres s’avèrent être d’excellents orateurs.

Idée reçue n°4 : « Un autiste est un génie »

Là encore, l’autisme peut intervenir sous une multitude de formes, sans compter qu’il peut être accompagné d’autres syndromes comme le TDA-H ou les troubles DYS. La qualification de « Génie » peut être une réalité, pour certains d’entre eux, mais il n’est absolument pas systématique. Par contre, comme ils peuvent être obnubilés par un sujet précis, ils peuvent rapidement développer un certain niveau d’expertise. Mais il ne s’agit là que d’une boulimie d’apprentissage, conjuguée à un traitement des informations atypiques.

Idée reçue n°5 : « L’autisme est forcément visible »

À l’image des troubles de l’apprentissage, l’autisme est un handicap invisible dans 80 % des cas. L’enfant autiste n’a pas de caractéristiques physiques qui le démarquent des autres, il a simplement des besoins spécifiques. Face à un comportement turbulent aisément observable, une personne extérieure ne voit que la partie émergée de l’iceberg… L’autisme ne se résume pas à un problème de communication avec les autres, il entraîne des difficultés dans la gestion des émotions, des troubles alimentaires, une incompréhension des codes sociaux, une hypersensibilité à gérer au quotidien, etc.

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