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Steven Spielberg, diagnostiqué dyslexique à 60 ans !

Réalisateur, producteur et scénariste américain, Steven Spielberg est le cinéaste le plus rentable de tous les temps. Trois fois oscarisé avec « La Liste de Schindler » et « Il faut sauver le soldat Ryan », ce monstre sacré du cinéma n’a pourtant pas connu une vie de sinécure… Il lui faudra attendre l’âge de 60 ans pour, enfin, mettre un mot sur ses troubles : il est dyslexique ! Retour sur un parcours hors du commun, particulièrement inspirant.

Le parcours incroyable de Steven Spielberg, dyslexique !

Une scolarité parsemée de moqueries

Né à Cincinnati (Ohio) le 18 décembre 1946, Steven Allan Spielberg est un élève médiocre. Ses enseignants pensaient qu’il était paresseux. Mais, « pendant 2 ans, je n’arrivais pas à lire. J’avais 2 ans de retard sur ma classe. J’avais honte de me tenir debout et de lire devant tous les autres », se confie-t-il aujourd’hui[1]. Il a longtemps souffert des autres enfants qui le charriaient et le maltraitaient.

Déjà passionné de cinéma, il ne peut intégrer les écoles de son choix à cause de ses résultats scolaires : il abandonne rapidement ses études et opte pour des cours d’art dramatique à Phoenix. Bien plus tard, comme il est recalé de l’UCLA School of Theater, Film and Television de Los Angeles, il s’inscrira à l’Université d’état de Californie de Long Beach : en 2002, il obtiendra un Bachelor of Arts, mention Film Production and Electronics Arts.

« Le cinéma m’a vraiment aidé »

Dès l’âge de 12 ans, il tourne en autodidacte des courts-métrages jusqu’à Amblin, qui remportera plusieurs prix et lui permettra de décrocher un contrat de 7 ans avec Universal. Dès lors, il apprend son métier sur le tas, mais rapidement se distingue avec le téléfilm Duel en 1971 : l’oppressante course-poursuite entre un camion fou et un employé de commerce lui fait remporter le Grand Prix du Festival d’Avoriaz.

Après la sortie du film à suspense « Les Dents de la mer » en 1975, les succès mondiaux s’enchaînent avec « E.T., l’Extraterrestre » (1982), la saga « Indiana Jones » (1981, 1984 et 1989), les aventures « Jurassic Park », « Minority report » (2002), « La Guerre des Mondes » (2005), etc.

« Je ne me suis jamais senti comme une victime. Le cinéma m’a vraiment aidé, il m’a sauvé de la honte… et je pense que le cinéma était ma grande échappatoire et c’est comme ça que j’ai pu m’en sortir » souligne aujourd’hui Steven Spielberg1.

À 60 ans, il est diagnostiqué « dyslexique »

Si le cinéma de Spielberg tourne autour des thèmes de l’enfance et de la famille, il traite aussi de sujets plus délicats, tels que l’esclavage, avec « Amistad » (1997), l’Holocauste avec « La Liste de Schindler » (1993), la guerre avec « Il faut sauver le soldat Ryan » (1998) ou encore, le conflit israélo-palestinien avec Munich (2005). La réminiscence de son enfance tourmentée se matérialisera à travers son scénario pour « Les Goonies » (1985), et son attachement particulier pour tous les parias de la classe.

À l’âge de 60 ans, il est officiellement diagnostiqué « dyslexique » : « [Ça] a expliqué tout un tas de choses. C’était comme la dernière pièce d’un puzzle mystérieux que j’ai gardé secret toutes ces années », précise-t-il alors1. L’histoire de Steven Spielberg renforce, si besoin est, l’impérative nécessité de se faire diagnostiquer jeune. Même si, quel que soit son parcours, tout le monde peut trouver ses propres clés, surmonter ses difficultés et parvenir à réaliser ses rêves, il est plus « doux » de se faire accompagner par un professionnel, non ?


[1] Citation : https://www.facebook.com/ZCoachingOfficiel/posts/2214528631933623/

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