Souvent masculin, le TDAH touche aussi les filles
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Pourquoi le TDAH féminin est-il souvent oublié ?

Souvent associé uniquement aux garçons, le trouble déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) est pourtant un handicap qui touche aussi les filles. À l’image de l’autisme féminin, comme les symptômes sont moins marqués, leur cas passe plus facilement inaperçu, ce qui retarde le diagnostic et leur prise en charge.

Le TDAH est un handicap qui touche aussi les filles !

Les 3 symptômes du TDAH

À la seule évocation du TDAH, il est facile d’imaginer un petit garçon qui court partout, s’agite nerveusement, grimpe sur tous les supports qu’il rencontre et trépigne d’impatience dans une file d’attente.

Ce problème neurologique réunit 3 symptômes : un déficit de l’attention, une hyperactivité motrice et une impulsivité. Sa prévalence en France oscille de 3,5 % à 5,6 %, avec 46,5% de type inattentif, 40 % de type hyperactif-impulsif et 13,5 % de mixte[1].

Par ailleurs, les études montrent une prévalence supérieure chez les garçons, qui sont 2 à 3 fois plus concernés que les filles, sans toutefois les exclure… À noter que ce ratio est également à modérer au regard des critères diagnostiques, qui ne sont pas genrés et se basent sur une représentation masculine du TDAH.

Comment s’exprime le TDAH féminin ?

Chez les garçons, le TDAH se manifeste par des réactions « évidentes » renvoyant aux 3 caractéristiques du trouble (inattention, hyperactivité et impulsivité) : de manière combinée ou non, ils sont inattentifs, ils ont du mal à rester assis et ils coupent la parole aux autres.

Chez les filles, la forme inattentive prédomine, avec un niveau d’hyperactivité et d’impulsivité plus faible – notamment en classe. Autrement dit, le TDAH féminin est plus « silencieux » : elles peinent à s’organiser, perdent des objets, ne suivent pas les consignes, elles éprouvent des difficultés à faire leurs devoirs…

Sans forcément le vouloir, le TDAH féminin répond aux préjugés sociaux, qui supposent que les filles sont sages, silencieuses et attentives. Dès lors, elles observent ces normes et ne font pas d’histoire – ce qui rend le diagnostic plus compliqué encore.

Quand est-ce que le diagnostic du TDAH est établi ?

Même si le diagnostic du TDAH peut être effectué à partir de 6 ans, les garçons consultent vers l’âge de 8 à 10 ans en moyenne et les filles attendent l’adolescence, entre 14 et 16 ans. Les cycles hormonaux peuvent exacerber leurs symptômes et le rendre ainsi plus « visible ».

Dans tous les cas, garçons comme filles, ces diagnostics tardifs viennent éclairer des années de souffrance. Dans l’intervalle, il n’est pas rare que les filles aient développé des troubles du sommeil et/ou de l’alimentation, de l’anxiété, ainsi qu’une faible estime d’elles et des difficultés scolaires. Le saviez-vous ? Le TDAH est la première cause de récidive de tentative de suicide à l’adolescence…

Dès lors, il devient urgent de le diagnostiquer au plus vite, afin de le prendre en charge en faisant intervenir des professionnels spécialisés comme un psychologue, un orthophoniste ou un ergothérapeute, en fonction des besoins de l’enfant. Dans la mesure où il n’existe pas de traitement au TDAH, il s’agit surtout de réduire les symptômes et d’atténuer les conséquences de ce handicap sur son développement et sur ses relations avec autrui.


[1] Source : https://www.tdah-france.fr/Prevalence-du-TDAH-en-France.html

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