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Mika, dyslexique suite à un choc émotionnel

Chanteur au succès international, Mika est devenu dyslexique, du jour au lendemain. Ce trouble de l’apprentissage est apparu, à la suite d’un traumatisme survenu pendant son enfance. À partir de là, il est victime de harcèlement scolaire — ce qui pousse sa mère à le déscolariser pendant quelques mois. Heureusement, la musique sera sa planche de salut…

Mika est devenu dyslexique, suite à un événement traumatisant dans son enfance

Une enfance heureuse jusqu’à un événement traumatisant

Michael Holbrook Penniman Jr, dit Mika, est né à Beyrouth d’une mère libanaise (née Américaine) et d’un père américain (né Israélien). Il est au cœur d’une fratrie composée de deux sœurs aînées, Yasmine et Paloma, et de deux autres enfants plus jeunes que lui, Zuleika et Fortuné.

Alors qu’il est à peine âgé d’un an, sa famille quitte le Liban, en proie à la guerre, pour s’installer à Paris où Mika commencera sa scolarité jusqu’à ses 8 ans. En 1990, son père est envoyé en voyage d’affaires au Koweït, par la banque dans laquelle il travaille : il « s’est trouvé pris dans l’invasion du Koweït par Saddam Hussein, pendant la première guerre du Golfe, et a été retenu à l’ambassade américaine pendant huit mois » explique Mika au journal Le Monde[1]. À son retour, sain et sauf, la famille part s’installer à Londres…

Mika, dyslexique du jour au lendemain

Après cette période extrêmement douloureuse pour Mika, le jeune homme s’enferme dans le silence et s’aperçoit qu’il souffre de troubles de l’apprentissage. « Je n’étais jamais dyslexique. Avant, je pouvais regarder des feuilles de musique et tout jouer. Et tout d’un coup, au lieu d’être vu comme quelqu’un qui avait un problème ou qui était dyslexique, j’étais juste considéré comme quelqu’un qui était paresseux ou juste stupide », souligne-t-il.[2]

Au trouble de l’apprentissage s’ajoute le harcèlement scolaire

Victime de harcèlement scolaire, Mika témoigne aujourd’hui de ses souffrances passées : « J’aimerais bien dire que je n’ai pas de cicatrices, mais ce serait un mensonge. Une professeure avait décidé que c’était moi qu’elle allait harceler, j’étais mis sur une chaise, où je devais attendre pendant une heure, deux heures, sans bouger. Je demandais à aller aux toilettes, je n’avais pas le droit. Et je faisais pipi sur ma chaise. »

« Dans un autre établissement, c’étaient mes camarades qui m’appelaient le Libanais, le pédé ; ils me lançaient des canettes, des cailloux, que je recevais dans la tête. J’ai développé des troubles très sévères de l’apprentissage : je ne parlais plus, je n’écrivais plus, je lisais très mal. »[3]À l’âge de 11 ans, les difficultés s’accumulent et sa mère décide de le déscolariser pendant 6 à 8 mois. 

La musique, sa planche de salut

Après avoir écouté « Heart-Shapedd Box » de Nirvana, il écrit sa première musique, intitulée « Colère », entièrement jouée au piano. Pour l’anecdote, comme son professeur de piano était particulièrement exaspéré par sa dyslexie, il a envoyé le jeune Mika voir sa femme, chanteuse d’opéra. Elle lui aurait dit « “Si tu ne sais pas lire les notes, chante les notes . ” Et tout à coup, quand je chantais, et bien, je pouvais jouer Frère Jacques au piano », se rappelle-t-il. [4]

Plus tard, alors qu’il obtient une place à la « London School of Economics », il décide d’intégrer le « Royal College of Music ». Il quittera cette institution pour lancer sa carrière solo, que l’on sait, aujourd’hui, couronnée de succès : depuis son premier album « Life in Cartoon Motion », Mika a vendu plus de 10 millions de disques dans le monde ! Auteur-compositeur-interprète, toujours dyslexique, il a su s’affirmer, avec ses différences !

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