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Quelle est la différence entre dysphasie et aphasie ?

Maladies provoquant les mêmes symptômes, la dysphasie et l’aphasie renvoient à des troubles partiels ou complets des capacités langagières. La première apparaît dès le premier âge, tandis que la seconde survient après un traumatisme. Dans les deux cas, une rééducation orthophonique la plus précoce possible est la meilleure solution pour améliorer l’état du patient. Décryptage en détail.

Savez-vous reconnaître une aphasie ou d’une dysphasie ?

L’aphasie, une perte acquise du langage oral et écrit

Trouble de la communication, l’aphasie est le fruit d’une lésion au cerveau, située dans les zones spécifiques du langage. Le patient utilise alors fréquemment un mot pour un autre, les déforme partiellement ou totalement ou produit des phrases en style télégraphique (« moi aller courir »).

Survenant suite à un accident vasculaire, une blessure ou par la présence d’une masse étrangère pathologique (tumeur), elle peut s’accompagner d’une paralysie, d’un déficit de la sensibilité ou de la perte de la vision de la moitié droite du corps.

L’aphasie peut aussi engendrer des difficultés d’orientation dans le temps et l’espace, dans l’utilisation d’objets du quotidien, de mémoire, de compréhension des images et plus généralement, de toutes activités de l’esprit liées aux mots, même non prononcés (lecture, calcul, écriture).

Aucun traitement médicamenteux ou chirurgical ne peut venir soigner l’aphasie, seuls le temps et la rééducation orthophonique peuvent améliorer l’état de la personne. À noter qu’en cas d’AVC ou de traumatisme, l’aphasie est généralement temporaire.

La dysphasie, un trouble structurel du langage oral

La dysphasie est le résultat d’un dysfonctionnement au cerveau, dans les zones responsables de la transformation des pensées en langage parlé. Trouble d’ordre structurel, elle apparaît chez l’enfant dès les premiers stades de la communication et persiste à des degrés variables en fonction des individus. L’origine n’est pas connue, même si certaines études pointent des facteurs héréditaires…

Touchant 2 % de la population française, ce trouble DYS se traduit par une absence de langage, puis par un langage simplifié et enfin, par l’usage d’un champ lexical restreint. Bon à savoir : à l’âge de 3 ans, un enfant est capable d’élaborer une phrase avec sujet, verbe et complément ; à l’âge de 4 ans, il est parfaitement intelligible.

Comme ce trouble de l’apprentissage peut évoluer vers des troubles de dyslexie et de dysorthographie, il est recommandé d’entamer une rééducation orthophonique le plus rapidement possible (en maternelle).

Comment aider un enfant dysphasique ?

Difficile à repérer, la dysphasie se confond avec les difficultés liées à l’apprentissage scolaire. Mais, lorsque « quelque chose ne va pas », il est important de pousser les investigations pour dépister ce trouble DYS au plus tôt.

Ici, il n’est pas question, ni de déficit intellectuel, ni d’incompatibilité pour les études, mais il est essentiel de donner à l’enfant les clés pour apprendre à compenser ses difficultés — à savoir, solliciter d’autres zones du cerveau pour créer un autre espace langagier. La précocité du dépistage permet de bénéficier du cerveau encore malléable chez les jeunes enfants.

Parallèlement, l’enfant dysphasique pourra être accompagné par un psychothérapeute pour l’aider à assumer son handicap et gérer ses émotions. D’une manière générale, n’hésitez pas à solliciter l’aide des professionnels, pour accompagner au mieux votre enfant !

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