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Dysgraphie : connaissez-vous le test de diagnostic BHK ou Tegami ?

Handicapant près de 10 % des élèves à travers le monde, la dysgraphie se caractérise par des lettres mal formées, un tracé irrégulier, une mauvaise liaison et un alignement approximatif. Dès lors, l’acquisition et l’exécution de l’écriture deviennent une épreuve. Aujourd’hui, pour poser le diagnostic de ce trouble DYS, les psychomotriciens et les ergothérapeutes s’appuient sur le test BKH. Présentation de cet outil et de son évolution vers un support numérique à l’analyse très précise.

Le test BHK ou la tablette Tegami pour diagnostiquer la dysgraphie

L’échelle de dysgraphie, la classification originelle de ce trouble DYS

Après avoir été le premier a donné une définition de la dysgraphie, Juan de Ajuriaguerra a établi une échelle détaillant les caractéristiques graphiques des enfants de 6 à 12 ans, en tenant compte des différentes étapes de développement graphomoteur. Ainsi, il a mis en lumière 5 classifications de dysgraphie :

  • Les raides, avec une écriture à l’aspect anguleux et une forte pression exercée sur le stylo ;
  • Les molles, avec une faible tension, des formes et des tracés peu précis, des variations d’inclinaison et une mauvaise gestion de la ligne ;
  • Les impulsives, avec une écriture sans contrôle, à la fois rapide et saccadée ;
  • Les maladroites, symptomatiques d’importantes difficultés grapho-motrices – à savoir, une écriture parfois grosse parfois petite, des soudures nombreuses, une mauvaise gestion de la feuille et de la tenue de ligne, des retouches…
  • Les lents et précis, avec une écriture belle, mais avec une absence de mouvement et un attachement à la forme pathologique et des soucis de mise en page.

Le test BHK, de la feuille au support numérique Tegami

Sur la base de ces travaux, R. Soppelsa et J-M Albaret ont crée le BHK en 2004 : sur une feuille blanche A4, l’enfant doit recopier un texte pendant 5 minutes – ce qui permet d’évaluer aussi bien la vitesse que la qualité de l’écriture.

Plus spécifiquement, 13 critères sont étudiés pour diagnostiquer la dysgraphie chez l’enfant de 6 à 12 ans (écriture grande, inclinaison de la marge vers la droite, lignes non planes, mots serrés, écriture chaotique, liens interrompus entre les lettres, télescopages, variation de hauteur des lettres troncs, hauteur relative incorrecte des différentes sortes de lettres, distorsion des lettres, formes de lettres ambiguës, lettres retouchées et la mauvaise trace écrite, les hésitations et tremblements). À noter que chez les adolescents, seuls 9 critères subsistent dans ce test BHK.

Aujourd’hui, cet outil de diagnostic de la dysgraphie a évolué vers un support numérique, la tablette tactile Tegami qui offre une analyse plus fine, car elle prend en compte plus de 53 paramètres différents et des données enregistrées jusqu’à 200 fois par seconde pendant le test. En effet, elle mesure aussi bien l’inclinaison du stylo que la force appliquée sur le support, la vitesse d’écriture, la fréquence des tremblements et les caractères ou gestes les plus difficiles à faire.

Une précision essentielle aussi bien pour le diagnostic que pour le « traitement » puisqu’il est désormais possible de proposer à l’élève des exercices de remédiation personnalisés

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