Dyspraxie visuo spatiale – DVS

dyspraxie visuo spatialeLa dyspraxie est un trouble du mouvement caractérisé par un déficit au niveau de la maîtrise, de l’organisation et de la planification d’un geste.

Qu’est-ce que la dyspraxie visuo spatiale ?

La DVS se compose de trois mots :

  • Dyspraxie : déficit dans l’automatisation des gestes ;
  • Visuo : déficit dans la coordination visuo-motrice ;
  • Spatiale : déficit dans l’organisation des composants de la spatialisation.

On parle donc de dyspraxie visuo spatiale lorsque la défaillance au niveau de la séquence gestuelle se manifeste par :

  • Une incapacité à contrôler les mouvements des yeux
  • Une incapacité à s’organiser et se repérer dans l’espace

Comment se manifeste la DVS ?

La dyspraxie visuo spatiale affecte surtout le regard de l’enfant et son sens de l’orientation qui est quasi-inexistant. Le dyspraxique souffrant de ce type de trouble semble parfois lunatique, n’a pas un regard fixe et a beaucoup de mal à s’orienter, voilà pourquoi, il est très maladroit.

Les troubles visuo-motrices

Les troubles visuo-motrices se font surtout remarquer à la lecture. Alors que les enfants « normaux » arrivent à adopter une stratégie de regard au bout d’un moment, ceux souffrant de dyspraxie visuo-spatiale n’arrivent pas à utiliser leurs yeux de manière automatique lorsqu’ils sont amenés à lire ou à compter.

  • En lecture, ils sont souvent obligés de suivre ce qui est écrit avec leur doigt.
  • En dénombrement, ils arrivent rarement à donner le chiffre exact et donnent, à chaque tentative, une quantité variable. Ce qui explique pourquoi, ils ont beaucoup de difficultés en mathématiques et en géométrie.

L’enfant souffrant de DVS manifeste également des troubles optomoteurs. Il s’agit d’une anomalie des mouvements oculaires qui a pour conséquence l’inefficacité de l’exploration visuelle.

dyspraxie enfantLes troubles de structuration spatiale

L’enfant souffrant de dyspraxie manifeste également des difficultés à maitriser et à assimiler certaines notions spatiales. S’il semble ne pas avoir des difficultés à comprendre certains vocabulaires relatifs à l’espace, maîtriser l’espace corporel et la plupart du temps, à saisir un espace à trois dimensions, il peut en revanche avoir du mal à comprendre l’espace à deux dimensions ainsi que l’espace du plan (page, feuille, tableau, écran…).

Ces troubles de structuration spatiale ne peuvent donc pas être confondus avec un retard d’apprentissage, mais bien à une anomalie au niveau de la transmission des informations spatiales par le mouvement oculaire. L’incapacité de l’enfant à exécuter des recherches oculaires précises le rend incapable de faire des repérages dans un système de quadrillage et d’ordonnées.

L’enfant souffrant de DVS peut ainsi être très faible en copie, qu’il s’agisse de textes, de graphismes ou de dessins ; mais également dans tout exercice impliquant la compréhension d’un texte.

Les symptômes de la dyspraxie visuo-spatiale

Vous pouvez soupçonner la présence d’une DVS si votre enfant présente ces quelques signes :

  • Il s’habille mal, a du mal à fermer les boutons de sa chemise ou à lacer ses chaussures ;
  • Ses affaires sont toujours dans un désordre total (cartable, classeur, casier, etc.)
  • Il est très faible en calcul, car ne peut pas poser une opération correctement ;
  • Il est également faible en géométrie, en anglais et en allemand ;
  • Son cahier de textes est sens dessus dessous, très mal organisé ;
  • Il est très maladroit, se cogne partout et tombe assez régulièrement ;
  • Il ne sait pas manger sans mettre des miettes partout autour de lui ;
  • Il a du mal à manipuler ses affaires (règles, stylo, puzzles…)
  • En copie, il saute des lignes, omet des syllabes, voire des mots ;
  • Il ne sait pas utiliser ses couverts correctement ;
  • Il est incapable de lire une montre à aiguilles ;
  • Il n’aime pas écrire, il ne veut pas dessiner ;
  • Il ne peut pas poser une opération correctement ;
  • Il n’a aucun sens de l’orientation.

En revanche, un enfant dyspraxique n’a aucun problème d’élocution.

Le traitement : comment réagir face à un DVS ?

enfant dyspraxiqueIl est important de diagnostiquer la dyspraxie à temps afin de minimiser les impacts du déficit sur la scolarité de l’enfant. En règle générale, les manifestations de la DVS ne peuvent plus être ignorées à partir de quatre ans. Si vous avez des soupçons, consultez le pédiatre de votre enfant qui vous reconduira certainement vers un psychologue, un neuropsychologue, un ophtalmologue et/ou un orthoptique.

Une fois le diagnostic confirmé, les spécialistes proposeront certainement une prise en charge globale de la dyspraxie visuo-spatiale, comprenant :

  • Une rééducation orthoptique neurovisuelle et orthophonique, sur la base d’un bilan complet ;
  • L’intervention d’un psychomotricien et/ou d’un ergothérapeute, mais également d’un spécialiste en podologie et en posturologie selon le degré de sévérité du trouble ;
  • La consultation d’un psychologique pour permettre à l’enfant de bénéficier d’un soutien psychologique étant donné l’impact de sa maladie sur sa vie sociale, scolaire et inévitablement affective.

Les prises en charge supplémentaires : ce qu’il faut faire !

Pour permettre à votre enfant de vivre et d’étudier le plus normalement possible, des adaptations voire des contournements doivent être effectuées aussi bien à la maison qu’à l’école.

Notez néanmoins que le traitement proposé ne vise qu’à soulager les symptômes et non à guérir complètement la dyspraxie visuo-spatiale.

Ce qu’il faut faire à l’école

  • Utiliser des cahiers aux lignes larges ;
  • Ne pas éviter d’utiliser des repères spatiaux ;
  • Favoriser la verbalisation de l’apprentissage (définition plutôt qu’un dessin, une explication plutôt qu’une copie, épellation à la place de la dictée…) ;
  • Ne pas empêcher l’enfant de parler lorsqu’il travaille, lui dire seulement de parler moins fort pour éviter de gêner les autres ;
  • Éviter le plus souvent possible la copie de texte ou de dessin, car cela pourrait perturber sa compréhension des choses qu’il a déjà apprises.

Ce qu’il faut faire à la maison

  • Encourager l’enfant malgré les difficultés ;
  • Éviter de le culpabiliser, et de le rappeler son handicap constamment ;
  • Éviter de le forcer à faire ce qu’il est incapable de faire à cause de son trouble ;
  • Ne jamais oublier que son incapacité ne résulte par d’une paresse ou d’un déficit au niveau intellectuel.

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