Les débordements émotionnels chez l’enfant atteint de TDAH

LES DEBORDEMENTS EMOTIONNELS

La plupart des enfants, qu’ils soient atteints ou non de troubles de l’attention  » TDAH », sont enclins à des débordements émotionnels. Mais quand un enfant atteint de ces troubles en fait l’expérience, sa frustration est encore plus grande. Dans ce cas, les enfants peuvent être sujets à deux types d’émotions extrêmes : la première « active » s’illustrant par des pleurs incompréhensibles, des coups de pieds, des cris etc…la deuxième « passive » lors duquel l’enfant va se renfermer sur lui-même. Parfois, bien que personne ne connaisse votre enfant mieux que vous,  parent, avez le sentiment que, quoi que vous fassiez, vous ne parvenez à gérer la situation.

Pourquoi se comportent-ils ainsi ? Est-ce pour attirer votre attention ? Parfois oui, mais ce n’est pas toujours le cas. Souvent, les enfants ne savent tout simplement pas maîtriser leurs émotions et faire en sorte que leur entourage les comprenne. De plus, des études ont mis en exergue le fait que la partie du cerveau qui régule le système émotionnel ne fonctionne pas de façon identique chez les enfants qui souffrent de problèmes d’attention et chez les autres enfants. Les enfants souffrant de TDAH (trouble de déficit de l’attention) seront plus impatients, auront davantage de difficulté à se calmer, etc…

-IMPORTANT : Rappelez-vous que les punitions, les menaces ou l’intimidation n’auront aucun effet sur ces enfants en situation de crise. Au contraire, agir ainsi aurait pour conséquence d’aggraver la situation et de contribuer à augmenter la colère et la frustration chez l’enfant. Nous devons donc reconnaître et comprendre les messages qu’ils essaient de nous transmettre pour les aider à se calmer.

CONSEILS POUR SURMONTER LA COLERE ET LA FRUSTRATION DUES A DES DEBORDEMENTS EMOTIONNELS

1-Respirer profondément : Inspirer de l’oxygène a pour effet de réguler la respiration de l’enfant, contribuant à diminuer la tension dans laquelle il se trouve. Comment procéder ? Demander à l’enfant d’inspirer profondément jusqu’à ce que son ventre se gonfle entièrement, puis d’expirer lentement, et de renouveler trois fois l’opération.  La difficulté est que l’enfant en situation de crise  n’est pas disposé à écouter les instructions du parent. Il faut donc procéder sous forme de jeu, par exemple à l’aide d’un ballon que l’enfant devra gonfler. On peut également lui dire d’extérioriser toute la contrariété qu’il ressent en expirant dans le ballon. A chaque fois que l’enfant gonfle le ballon, on l’encourage à prendre une grande inspiration. Une fois que le ballon est gonflé, la respiration de l’enfant est régulée. Deux options s’offrent alors à vous : la première est de nouer le ballon en expliquant à l’enfant que ses émotions négatives sont désormais enfermées  et qu’elles ne le dérangeront plus. La deuxième est de libérer l’air contenu dans le ballon et de lui expliquer qu’on l’a débarrassé de la sorte de ses sentiments négatifs et qu’ils ne viendront plus le dominer. Si vous ne disposez pas d’un ballon à portée de main, le faire souffler dans un sachet plastique (sous surveillance de l’adulte) fera également l’affaire.

2-Faire diversion : Le fait de faire respirer l’enfant a permis de lui détourner l’attention, ce qui constitue un moyen efficace pour éloigner ses sentiments négatifs. Mais si cela ne suffit pas, soyez inventifs et tentez de le distraire. Cela peut être en écoutant de la musique, en regardant sur Youtube une vidéo qu’il apprécie ou en le faisant manipuler un objet ou jouer à un jeu qui le détend, en le faisant appeler un copain de classe-et en l’invitant à venir jouer avec lui- ou encore en pratiquant une activité sportive dans le jardin ou autre lieu.

3-La faim et la fatigue augmentent le seuil de frustration : Il est important de veiller à ce que votre enfant ait son compte d’heures de sommeil et prenne des repas équilibrés et réguliers tout au long de la journée. Notre alimentation a une influence décisive sur notre fonctionnement et sur notre capacité à traiter et réguler nos sentiments. Un sommeil régulier et une alimentation équilibrée permettront donc de diminuer les futures crises de colère.

4- Faire s’exprimer l’enfant : Une fois la colère apaisée et la crise passée, parlez et faites parler l’enfant sur son ressenti. Essayez de comprendre avec lui ce qui lui a provoqué cette colère et l’a mis dans cet état (ou la raison pour laquelle il est renfermé, dans le cas d’un comportement « passif », voir cas numéro 2). S’est-il disputé avec un ami ou un proche ? S’est-il passé quelque chose à l’école ? Appréhende-t-il quelque chose ? En espérant que l’enfant accepte de se confier, essayez de lui demander ce qui l’a conduit au sentiment de colère. Aidez-le à trouver d’autres moyens de surmonter la situation, de façon positive. Demandez-lui s’il aurait pu, selon lui, se comporter différemment s’il en avait eu l’occasion, et comment il voudrait agir si une telle situation se reproduisait à l’avenir. L’important étant de procurer à l’enfant l’assurance qu’il pourra surmonter et contrôler ses émotions une prochaine fois, en utilisant les moyens que vous lui avez proposés lors de cette discussion.

En conclusion, parvenir à endiguer une crise de colère que fait un enfant n’est pas une chose aisée. Mais rappelez-vous, l’objectif lors de votre tentative de le calmer est de lui fournir un sentiment de sécurité et des moyens de surmonter sa frustration lors de situations ultérieures semblables. Votre rôle de parent est de l’aider, principalement par l’écoute et la compréhension.        



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