Déficit d’attention : comment l’aider avec ses leçons ?

déficit d'attentionIl existe différentes manières d’apprendre des leçons, certaines sont plus efficaces que d’autres, et d’autres plus rapides que d’autres. Dans tous les cas, chaque élève adopte la manière qui lui semble la plus pratique et la plus facile. Pour cela, certains d’entre eux utiliseront leur mémoire auditive tandis que d’autres auront moins de difficulté en exploitant leur mémoire visuelle. Mais qu’en est-il de ces élèves, en nombre minoritaire, qui sont incapables de se concentrer et par conséquent, de mémoriser ?

Vous l’aurez compris, il est très difficile pour un enfant souffrant de déficit d’attention d’apprendre des leçons. D’un côté, parce que cette activité exige beaucoup d’attention et de l’attention, deux composants qui font malheureusement défaut chez lui. Et d’un autre, parce que cette incapacité justement à se concentrer les rend également incapables de mémoriser un nombre important d’informations.

Comment faire ? Comment l’aider dans ce genre de situation ? Autant être franc, la tâche promet d’être rude et nécessite une bonne dose de patience à vous serez à deux antipodes de : votre objectif est qu’il sache ses leçons rapidement tant est que cela soit possible, lui voudra certainement faire beaucoup d’autre chose comme regarder la télé, ranger sa trousse, faire pipi ou dormir…

Dans cet article, nous vous proposons donc quelques conseils pour aider votre enfant hyperactif à apprendre ses leçons !

Comment faire avec le déficit d’attention ?

Il est inutile de vous rappeler que l’attention d’un enfant hyperactif est limitée, voire inexistant. Malgré lui, il se révèle incapable de rester concentrer sur une tâche précise en particulier si celle-ci nécessite un effort soutenu. Il présente des déficits au niveau :

  • De l’attention dirigée qui permet généralement de choisir une source d’informations précises et de s’y focaliser ;
  • De l’attention soutenue qui permet généralement de choisir une source d’informations et de s’y focaliser pendant un moment, déterminé ou indéterminé.
  • De l’attention divisée qui permet de se concentrer sur deux ou plusieurs choses à la fois.

À l’âge adulte, avec une prise en charge adéquate et de qualité, il pourra être capable de surmonter son handicap par diverses stratégies qui lui permettront de doper sa concentration et d’achever sa mission jusqu’à son terme. Mais tant qu’il sera enfant, exiger de tels efforts de sa part n’est pas envisageable.

Ce que vous pouvez faire

tdah enfantLe déficit d’attention vient d’une anomalie cérébrale des fonctions exécutives, un dysfonctionnement qui entraîne une incapacité à résister aux « stimuli extérieurs ». Ce qui explique pourquoi l’enfant concerné se révèle incapable de retenir son attention sur une seule chose et semble trouver autre chose à faire à peine celle-ci entamé. Tout ce qui l’entoure, sans aucune exception, peut de ce fait devenir un stimulus et être utilisé comme un prétexte pour passer à autre chose, à une autre et encore à une autre sans jamais s’arrêter !

Ce que vous pouvez faire ? À noter que vous ne pourrez pas guérir le déficit d’attention. En revanche, vous pouvez l’atténuer en offrant à votre enfant un environnement propice à la concentration. Pour cela, commencez par supprimer toutes les stimulations extérieures possibles dans la pièce où vous souhaitez qu’il apprenne. Donc exit sa chambre, le salon où il aura la télé (même éteinte) devant lui… Cela donc est valable pour les crayons de couleur, les feutres, les règles, les gommes, etc. Cantonnez-vous au strict nécessaire, c’est-à-dire son cahier s’il doit apprendre ses leçons.

L’isoloir : yes or not ?

Cela peut paraître un peu barbare, mais comme le dit le vieil adage : « aux grands maux les grands moyens » ! Aujourd’hui, dans certains établissements scolaires, on utilise un « isoloir » pour le couper totalement de l’environnement qui l’entoure lorsque la situation l’exige vraiment : pendant les contrôles, les tests ou les examens par exemple.

Vous aussi par conséquent, n’hésitez pas à l’isoler dans une pièce complètement vierge, c’est-à-dire dépourvue de bruits, de jouets, de télé, etc. En agissant ainsi, vous l’éloignez de tout ce qui susceptible de le déconcentrer, vous favoriser toutes ses chances de se concentrer.

Si les problèmes de concentration sont sévères, il est tout à fait possible (et les parents qui sont dans cette situation peuvent le témoigner) qu’il trouve encore d’autres distractions dans cette pièce. Dans ce genre de situation, mieux vaut donc ne pas le laisser seul, afin de veiller à ce qu’il ne trouve pas autre chose à faire.

Comment faire avec l’hyperactivité ?

déficit de l'attentionN’oublions pas que le trouble du déficit d’attention peut s’accompagner d’un autre symptôme d’importance égale : l’hyperactivité. Comme son nom l’indique, ce symptôme se manifeste par une tendance anormale à bouger, à se mettre constamment en mouvement, et cela, sans objectif précis et quelles que soient les circonstances.

Bien qu’il soit difficile de croire qu’un enfant à qui on dit de se tenir tranquille bouge encore de plus belle, notez que l’hyperactivité se manifeste bien malgré lui. Tout comme l’inattention, ce symptôme survient souvent contre la volonté de la personne concernée, mais dans la mesure où il s’agit là aussi d’un dysfonctionnement cérébral, elle est tout simplement incapable de le contrôler !

Bien entendu, au même titre que l’inattention, l’hyperactivité rend l’apprentissage de la leçon particulièrement difficile. Comment en effet garder un enfant concentré sur une page s’il n’arrête pas de cogiter sur sa chaise, comme si quelque chose l’empêchait de s’y asseoir, d’y rester sans bouger. Car c’est bien cela, il ne tient pas en place !

Ce que vous pouvez faire

L’hyperactivité résulte de la combinaison des deux symptômes du TDAH : le déficit d’attention et l’impulsivité.

  • L’inattention résulte d’une incapacité à résister aux stimuli extérieurs ;
  • L’impulsivité résulte d’une incapacité à inhiber les stimuli extérieurs ;
  • Et l’hyperactivité, quant à elle, résulte d’une incapacité à bloquer les stimuli extérieurs.

L’enfant hyperactif est en réalité très sensible aux stimulateurs sensoriels, mais également émotionnels. Incapable de les bloquer et se laissant facilement influencer par ceux-ci, il s’excite très aisément, voilà pourquoi il bouge. Pour endiguer cette énergie débordante, vous pouvez la transférer dans un seul objet : une balle antistress par exemple. Si vous le laissez l’utiliser pendant l’apprentissage de la leçon, il concentrera son énergie dans celle-ci et pourra se concentrer plus facilement.

Dans la pièce où vous allez travailler, vous pouvez également aménager un petit coin détente où il pourra déstresser lorsque la pression devient trop importante. Attention, il ne s’agit pas d’un endroit où il pourra joue à des jouets, mais plutôt un endroit où il pourra écouter de la musique, dormir un peu sur tapis ou sauter autant qu’il veut !

Peut-on le laisser bouger ?

hyperactifSi vraiment, il a besoin de bouger et à condition que cela l’aide plus à se concentrer ou facilite l’apprentissage, vous pouvez le laisser bouger… un peu. Il n’est pas question de le laisser sauter ou courir lorsqu’il apprend bien entendu ! Vous pouvez par exemple l’autoriser à se lever près de la table ou à s’agenouiller sur sa chaise s’il pense qu’il est plus à l’aise ainsi.

Changer de position de temps en temps permet à certains enfants souffrant de déficit d’attention avec hyperactivité de déstresser, car leur permettent d’évacuer le flot d’énergies qu’ils accumulent en cessant de bouger. En le permettant de changer de position et de place de temps en temps ainsi, vous lui donner l’occasion de mieux travailler, selon ses règles bien entendu, mais toujours avec la limite que vous instaurerez. Pour cela, vous pouvez délimiter la zone dans laquelle il peut bouger avec un scotch.

TDAH – Trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité – TDAH